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Cratère à colonnes attique à figures noires. Londres, British Museum 1837.0609.38. Face A : Scène de sacrifice devant un pilier hermaïque. Date : vers 520-510 av. n.è. - Beazley Archive Pottery Database 30320 (CC BY-NC-SA 4.0).

Présentation

Pendant un millénaire au moins, le monde grec a ensanglanté des autels pour rendre hommage à ses dieux. Selon les termes de Jean-Louis Durand, la Grèce est une « culture sacrifiante ». Elle relève de cette forme particulière de culture où les êtres humains créent le contact avec les puissances suprahumaines autour d’un animal mis à mort. Les occasions de cette mise en relation sont aussi nombreuses que variées, et tous les genres documentaires disponibles en font état, que ce soient les textes issus de la tradition manuscrite, les textes épigraphiques, l’iconographie sous toutes ses formes ou les données que met au jour l’archéologie.

Après avoir consacré le cours dispensé en 2024-2025 aux évocations poétiques du sacrifice d’Homère à Euripide, l’enseignement de cette année orientera l’analyse vers les pratiques sacrificielles en vigueur dans les cités, dans les aspects concrets de leur mise en place et les implications sociopolitiques de leur accomplissement. Ce déplacement ne fera pourtant pas l’économie de la représentation des dieux que ces rituels permettent de saisir. On appréhendera le sacrifice à la fois dans sa dimension horizontale de dispositif social et dans sa dimension verticale de langage spécifique entre hommes et dieux.

Le cours magistral sera prolongé par une série de séminaires intitulée, pour la deuxième année de suite, Sacrifices en comparaison. On ouvrira à nouveau la réflexion à d’autres cultures sacrifiantes pour questionner l’analyse du matériau grec.

Programme