Résumé
La crise est d’abord un problème d’action collective dans un environnement incertain et complexe. Elle requiert des capacités d’improvisation, de bricolage et de réassemblage ; complémentaires ou parfois distinctes des dispositifs qui organisent la réponse à la crise. Ces capacités, loin de marquer une rupture, s’inscrivent dans la continuité d’organisations qui s’adaptent sur la base d’un déjà-là, de ressources disponibles et de relations existantes. Ce qui est vrai à l’échelle des organisations l’est également à l’échelle de la société. À l’image de la guerre chez Clausewitz, la crise est la continuation de relations existantes sous une autre forme.