Résumé
La gestion de crise est devenue une modalité courante de régulation de la complexité organisationnelle, sans qu’il soit forcément nécessaire qu’un événement déclencheur ou une menace la précède. Ce recours à la gestion de crise pour coordonner des ensembles de plus en plus complexes et incertains n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement ordinaire des organisations et de l’État. À quelles conditions ce recours régulier à la gestion de crise est-il soutenable ? Quelles sont les alternatives à cette modalité de conduite de l’action collective en contexte hyper-organisé ?