Résumé
L'écriture de l'histoire est par définition conditionnée par les sources disponibles. Celle de la Haute-Mésopotamie n'échappe pas à cette règle. Les différents ensembles politiques qui s'y sont développés sont ainsi documentés par des sources dont la nature varie considérablement au cours du temps. Si l'époque paléo-babylonienne a livré principalement des documents administratifs locaux et épistolaires aux larges horizons géographiques, l'époque moyenne propose surtout des sources le plus souvent locales. L'époque récente livre, quant à elle, peu de documents d'archives, mais quelques inscriptions royales abondamment commentées, notamment concernant la « province de Nergal-êreš » fameux gouverneur du IXe siècle av. J.-C. Nous nous proposons, en évaluant l'impact du type de sources à disposition sur l'écriture de l'histoire, et sur la compréhension des pouvoirs les ayants produites, d'analyser de manière diachronique l'organisation du pouvoir dans ces régions pour en saisir les continuités et discontinuités.