Amphithéâtre Maurice Halbwachs, Site Marcelin Berthelot
En libre accès, dans la limite des places disponibles
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Résumé

Dans l'esprit du projet PCEHM, qui articule les notions de pouvoir et de culture écrite en étudiant les influences réciproques de ces deux phénomènes dans la Haute Mésopotamie du XVIIIe siècle av. J.-C., il a semblé intéressant de considérer l'organisation du culte comme un des champs où se manifeste le pouvoir. L'activité religieuse est productrice de textes, au Palais comme au temple. Ces textes sont amenés à circuler, consultés, utilisés, et finalement archivés. Ils sont porteurs d'une information et permettent la prise de décision et l'organisation du culte dans ses aspects les plus concrets. L'ordo liturgique, mensuel ou annuel, est mis par écrit et sert à la planification des activités, les dépenses pour le culte sont enregistrées par l'administration au même titre que toute autre dépense, la volonté divine émanant des temples est relayée par les administrateurs locaux dans leur correspondance avec le Palais qui, en retour, fait connaître ses décisions en matière religieuse. Ces textes reflètent à première vue une organisation centralisée où toute décision importante est prise par le roi. Mais c'est là un biais de notre documentation : si les archives royales de Mari mettent naturellement l'accent sur le rôle du roi, elles documentent aussi l'existence d'un personnel religieux nombreux et autonome, administrateurs de temples, prêtres, religieuses, prophètes et prophétesses, qui prennent tous part aux activités religieuses et peuvent se faire les relais des intérêts du temple auprès des autorités politiques. Le recours à l'écrit est, en ce domaine aussi, permanent.

Événements