Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
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Résumé

L’introduction du cours fait un bref retour sur la question des prétendues ‘abstractions divinisées’ qui peuplent les listes généalogiques de la Théogonie pour souligner l’anachronisme d’une telle étiquette. On ne peut réduire des puissances divines conçues comme agissant dans le monde au statut d’allégories sans se priver d’une juste compréhension de la poésie archaïque. Cette mise au point entend rendre à la descendance de Nuit – dont horkos, le serment, fait partie – toute sa puissance d’évocation dans la perspective d’un poème entendu comme lecture du monde et de la société. 

La leçon s’attache ensuite à l’analyse des scènes juratoires des chants III et XIX de l’Iliade. La première met en scène les armées grecque et troyenne posant les armes au profit d’un combat singulier entre Pâris et Ménélas, et s’engageant à respecter le résultat de l’affrontement. La seconde voit Agamemnon accepter de rendre sa captive à Achille, avec maints cadeaux de compensation, mais aussi de jurer qu’il ne l’a pas touchée. Le lexique et le dispositif rituel de chacune des scènes sont comparés aux éléments constitutifs des scènes sacrificielles étudiées l’an dernier.